The French Corner

Oui, cette page est destinée à vous mes amis français !

 

Donc, je vous souhaite les bienvenus in "The French Corner".

 

En ce qui concerne le nom, j'ai pensé à "La table ronde" ou "Salut les copains" (comme hommage à notre jeunesse avec le magazine et l'émission dans les années 60). Pour finir, j'ai choisi "The French Corner". Ce n'est peut-être pas le meilleur choix dans un monde des américanismes, mais mieux encore que "La table ronde" où je vois des gens mangeant de la choucroute et du jambonneau et buvant de la bière. Je ne dis pas que ce n'est pas bon, de temps en temps.

 

Cette page est consacrée à mes amies françaises telles que Brigitte, Charlotte, Arlette, Sandrine et de nouvelles amies et à mes amies francophones telles que Gaby, Kerstin et bien sûr tous les autres. Soyez tous les bienvenus !

 

C'est comme dans un plat de jour, je ne sais pas encore exactement ce que je vais vous servir tous les jours. Mais c'est certainement tous les jours une surprise.

 

Mais vous pouvez également proposer un thème etc. J'attends volontiers vos propositions.< Neues Bild mit Text >>

 

 

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23-10-2016: Ma première boum ....

Quand je suis au téléphone avec mon amie Brigitte, nous parlons assez souvent de notre adolescence qui était marqué d'une part de l'émission " Salut les copains " et d'autre part du magazine " Salut les copains ". Au milieu de ce magazine, il y a avait toujours une photo de nos " amours ". Inspiré par les vêtements et les coiffures de nos vedettes préférées, je voulais toujours avoir les cheveux raides comme Françoise Hardy et combien de fois je me suis retrouvée devant la glace en copiant cette expression particulière de Mlle Hardy…... Sans y réussir !!!! Ou plus tard, la coiffure inventée par Courrèges, cette coupe classique dont les parties latérales étaient très pointues vers la figure. Pour les couper étroitement, j'ai fixé les mèches avec de la bande adhésive dans la figure.…..

 

Quelle belle époque : la mode, les coiffures, les films, les chansons. Aujourd'hui encore, les chansons sont encore dans nos têtes et dans nos cœurs et nous nous réjouissons à chaque fois quand nous les écoutons à la radio. Et chacun de nous se souvient des moments particuliers quand il l'a entendu pour la première fois. Qui se souvient encore de Richard Anthony " Quand j'entends siffler le train " ou Sheila " L'école s'est finie " etc. etc.

 

Sous l'influence du magazine et de l'émission, j'ai organisé ma première boum !

 

Pour mon 16ème anniversaire en 1963, j'ai demandé à mes parents la permission de faire une boum dans notre buanderie. Je n'ai pas écouté les arguments de mes parents comme " Il va y faire trop froid. " " Ce n'est pas confortable. " " Il n'y a ni de chaises ni de fauteuils. " etc.

 

J'ai commencé à dissiper leurs doutes en leur proposant de prendre les 4 fauteuils de jardin et des tabourets de cuisine etc. Pour 8 personnes largement suffisant. Après de longues et dures négociations, j'ai enfin obtenu leur permission et je pouvais commencer avec l'organisation de ma première boum ayant lieu un jour après mon 16ème anniversaire.

 

Les invités étaient mes copines Karin, Uschi et Brigitte, mon ami Michael et mes copains Willi, Gerd et Manfred, le frère de Michael.

 

La buanderie était " déguisée ", c-à-d la machine à laver a été cachée derrière un grand drap blanc sur lequel nous avons fixé les photos du magazine " Salut les copains " et la fenêtre de la buanderie a été également couverte d'un drap sur lequel nous avons fixé les enveloppes des disques. Mon père nous a installé un petit chauffage électrique et la radio avec le tourne-disque ( 45 et 78 tours ! ). Du fait que le tourne-disque pour recevoir 10 disques n'a pas encore été né, nous devrions changer toutes les 3 minutes les disques….

Par contre, je n'ai pas obtenu la permission d'installer des petites lampes ou des bougies…. Mes parents ont insisté sur la grande lumière de la buanderie. On avait droit à boire du Coca ( quel progrès !) et ma mère nous a fait des tartines…. Quand nous avons commencé de danser, nous avons pu déclencher le chauffage électrique car il faisait vite trop chaud comme on peut voir sur les photos.

 

Quant aux habilles, vous allez constater que les garçons portaient des costumes et des cravates. Tandis que moi, je portais mon premier 3 trous avec des perles autour du col. Je l'avais déjà porté une fois avant et celui avec lequel que j'ai dansé m'a posé la question si je suis japonaise (?!!?). J'ai dit : " Oui " et en montrant sur les perles autour du col, j'ai ajouté " Il me fallait plusieurs plongées pour les ramasser du fond de mer. "

Pile à 22 heures, mon père est venu pour nous dire que la boum est finie …..

 

Ce que je regrette aujourd'hui, c'est que les garçons et filles de nos jours ne sont plus si élégants que nous dans le temps.

 

Laissez-moi participer à votre première boum pour que je puisse diffuser vos impressions sur ma page "The French Corner", si vous êtes d'accord bien sûr.

 

01-10-2016: En été 1978, j'ai passé un week-end à Friedrichshafen au Lac de Constance chez un ami. Le samedi, vers la fin d'après-midi, je me retape, je mets une deux-pièces en crêpe de chine noire avec des fleurs rouges que j'ai porté l'année précédente à l'opéra de Vienne. Bref, un deux-pièces très élégant consistant en une jupe longue, une blouse avec des manches longues et larges (assez large pour ramasser l'assortiment de charcuterie sur la table, le cas échéant) et une ceinture rouge. Je mets vite encore mes chaussures vernies noires et je suis prête pour la soirée avec diner dansant.

 

Mais juste avant mon ami voulait encore passer chez un ami qui est propriétaire d'une ferme avec 20 vaches et des grands champs de fraises. En arrivant chez lui, mon ami lui dit que j'aime bien tous les animaux.

 

Le petit vieux me regarde de haut en bas et il dit : " Tu aimes les animaux ? "

" Oui, j'aime les animaux ! "

" Eh bien, tu peux nettoyer l'étable avant que je vais traire les vaches. "

" Bon d'accord ! Avez-vous des bottes ?  " En jetant un regard sur mes pieds, il répond : " Bon, les bottes de mon fils devraient aller ! "

" Où je trouve alors la brouette, la fourche à fumier et la pelle ? "

" Viens avec moi, je vais te les donner, mais tu dois aussi vider la brouette au fumier. Tu monteras avec la brouette sur le fumier, tu la vides et tu fais marche arrière. "

 

Après ses explications, je mets la fourche et la pelle dans la brouette. Avant d'entrer dans l'étable, je prends une partie de la jupe et je la fixe sous la ceinture. Je devrais avoir l'air d'une voyante qui a perdu sa boule en Crystal.

 

Je prends la brouette et j'entre dans l'étable en criant "Bonjour mes filles ! Vous allez bien ?" 20 têtes se tournent vers moi et je vois dans leurs regards qu'elles sont bouleversées de moi et de ma tenue. Elles sont attirées par les fleurs rouges sur ma jupe et elles essaient de la prendre dans la bouche.

Mais pour pouvoir nettoyer en dessous de leurs pieds, je dois les pousser un peu. Alors, je fais comme dans la discothèque quand on dansait le "Bump". Je les pousse avec mes hanches. En chantant "Lady Bump", je commence à nettoyer l'étable.

 

La première chose que je constate : Le fumier est très lourd. Je remplie ma brouette, je quitte l'étable et avec beaucoup d'élan, je la pousse sur la planche étroite jusqu'à la fin et je vide ma brouette comme je l'ai vu chez les camions bennes : en basculant la brouette et en la secouant pour la vider. Ensuite, je recule et je répète cette " opération " 20 fois. Je me sens comme sous la coupole d'un chapiteau : Sans filet… Je me vois déjà avec la crêpe de chine au milieu du fumier !!!

 

Après avoir fini mon travail, le paysan me donne un bidon avec de l'eau tiède et un chiffon pour que je nettoie les tétins des vaches pour éviter que de la poussière tombe dans le lait quand lui va traire les vaches.

Devant la maison, j'enlève les bottes et je remets mes chaussures. Le paysan vient avec une bouteille d'eau-de-vie faite maison et 3 verres. Il dit à mon ami : " Tu peux la garder, elle est un bon pote ! " et il vide son verre d'un coup. Je fais la même chose et pendant 10 minutes, je n'ai plus de voix. Qu'il était fort son eau-de-vie.

 

En montant dans la voiture, mon ami me disait qu'on devait d'abord rentrer pour que je puisse prendre une douche et me changer car je sentais de l'étable, du fumier et des vaches.

 

Mais, c'était une belle aventure.

27-09-2016 : Par la présente, je vous présente mon amie Brigitte, une Française qui vit à Levadia. Comme d'autres parmi vous, elle est exceptionnelle.

 

En 1983, elle était ma prof. Et depuis 2010, même déjà avant, elle est mon amie. Après la mort de Babis, elle m'a accompagné à la gendarmerie pour porter plainte contre X ( la personne qui a empoisonné mon Max ), au cabinet de Me Dimitri ( l'avocat ) pour régler l'héritage et chez le notaire.

 

Inoubliable nos conversations téléphoniques journalières et notre voyage commun en France en 2011. Nous avons célébré notre voyage et nous avons logé dans les plus bels hôtels.

 

Inoubliable aussi la recherche des clés de chambre à Morcote (la dame nous a dit que les clés se trouvent dans un "coffre fort"). Un coffre fort est en général assez grand. Dans notre cas, c'était un petit carré fermé à côté de la porte !

 

Inoubliable les pâtes au petit restaurant à Morcote et le bon vin.

 

Inoubliable nos soirées passées en commun dont une soirée à Antikira où nous sommes rentrées après minuit et Charlotte nous a appelé pour savoir où nous sommes. C'est rare que les enfants cherchent après leur mère. C'est plutôt le contraire .... La rentrée dans la petite décapotable en chantant des chansons françaises est vraiment inoubliable. Ou encore nos repas de réveillon et le tire-bouchon diamanté.

 

Merci Brigitte pour toutes ces années et merci pour ton amitié. Tu es une véritable amie !

 

A Brigitte, la prof : J'espère que je n'ai pas commis trop de fautes ...